UNE ANNÉE POUR GRANDIR
Découvrez l'édito de Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel, à paraître dans le prochain numéro de Famille et Education.
Nous arrivons à une période de l’année où les jeunes qui passent leur bac ont fait des choix d’orientation qui engageront leur avenir.
Parfois, ces choix ne sont pas tout à fait stabilisés. Une année de césure ne peut-elle pas leur permettre de mener une réflexion supplémentaire et d’affiner leur projet personnel, d’élargir leur horizon, et leur apporter l’autonomie et la maturité qui leur faisaient défaut ? Un moyen également d’améliorer, dans un pays étranger, son niveau de langue.
Nous parents, ne sommes-nous pas trop conditionnés par des schémas classiques d’orientation ? Bac puis poursuite d’études courtes ou longues. Certains jeunes peuvent avoir le sentiment d’être enfermés dans un parcours trop figé, d’autres peuvent également ressentir le besoin de prendre une année pour respirer. Si cette année sabbatique est bien préparée, le bénéfice sera certain et les jeunes pourront même utiliser cette étape comme un élément majeur de leur cv.
Une année pour travailler, donner de son temps à un organisme ou une association, s’engager dans un service civique, même dans un domaine différent de celui de sa future formation... Les jeunes en tireront forcément des enseignements.
La vie active, c’est aussi une bonne école ! Apprendre à travailler en équipe, savoir gérer son stress, s’adapter, mener des projets... sont de vrais plus.
Autant d’arguments qui plaident en faveur de ce choix. À nous, familles, de les accompagner et de les encourager.
Caroline Saliou, présidente nationale de l'Apel