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Issoire
Déjà titulaires de ce diplôme, Azélie et Bérénice, élèves à Sévigné, ont pourtant décidé de le repasser
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Azélie et Bérénice ont bien conscience d’avoir été « cocoonées, en terminale. L’année prochaine, cela ne va pas être du tout pareil. » Mais désormais, elles se sentent prêtes. - Agence ISSOIRE
Avoir le bac ? C’est déjà un sacré challenge. Alors le repasser une seconde fois… C’est pourtant le choix qu’ont fait Azélie et Bérénice. Une décision assumée pour mieux préparer leur avenir.
Ales voir se crisper quand on évoque l'épreuve de philo, demain, on comprend qu'Azélie Simonet et Bérénice Bauer n'échapperont pas au stress, cette année encore. Pourtant, le bac, elles l'ont déjà ! Elles savent donc exactement comment cela se passe… « Justement, nous savons. C'est pour cela que nous sommes encore plus angoissées ! », s'exclament les deux jeunes filles, en Terminale scientifique à l'Institution Sévigné Saint-Louis. Mais alors, pourquoi ont-elles décidé de recommencer ?
Azélie, 18 ans, à la recherche de sa voie. Un bac L mention bien en poche, Azélie a pourtant décidé, à la rentrée dernière, de rester au lycée. « Avant même d'avoir mon diplôme, je ne me voyais pas partir. Je n'étais pas assez autonome. Surtout, je ne savais pas vers quoi m'orienter. Au lieu de traîner en fac, j'ai préféré faire une terminale S. » À la fin de la seconde, elle avait pas mal hésité avant d'emprunter la voie littéraire. « L'aspect scientifique m'a toujours plu. C'est d'ailleurs pour cela que j'avais conservé la spécialité maths en classe de première », commente, d'une voix douce et posée, la lycéenne.
Ses parents, enseignants, l'ont soutenue à fond dans son choix de refaire une terminale. « Ils me suivent. Dans tout ce que je fais. » Ses professeurs ont été plutôt étonnés : « Ils n'avaient jamais vu ça ! », sourit Azélie, qui s'est donnée tous les moyens pour réussir. « C'est du travail personnel, il faut s'accrocher », résume-t-elle.
Si c'était à refaire ? « On le referait. Même une troisième année ! »
Car si elle n'a pas suivi certaines matières déjà obtenues, elle a dû s'attaquer aux maths, à la physique-chimie et aux sciences de la vie et de la terre. Ce qui n'a pas semblé être un souci pour la jeune fille, puisqu'elle a obtenu plus de 13 de moyenne au bac blanc. « Je me suis épanouie en filière scientifique. J'ai pu avoir deux points de vue au cours de mes études : littéraire et abstrait en L et plus concret en S. »
Surtout, si, l'année dernière, à la même époque, Azélie ne savait pas du tout quoi faire, désormais, son choix est arrêté. « J'aimerai bien être prof de philosophie. J'aime apprendre, aider les autres aussi. Je vais tenter un master en épistémologie, à Blaise-Pascal. Je viens d'être acceptée dans cette fac. Mais je peux toujours changer de voie, plus tard. Car tout me plaît ! »
Bérénice, 17 ans, en quête de bases solides. Oui, Bérénice a eu son bac S, l'année dernière. Mais pas comme elle le souhaitait. « J'ai eu des problèmes de santé en cours d'année, ce qui fait que j'ai loupé quasiment tout le deuxième trimestre. Quand j'ai repris les cours, j'avais des lacunes, je ne comprenais rien. J'ai tout de même passé le bac. »
Elle l'obtient, avec quasiment 11 de moyenne. Sauf que la jeune fille veut absolument faire médecine. « Or, si on n'a pas les bases, cela ne sert à rien, explique-t-elle, d'une voix décidée. J'ai donc préféré refaire une terminale plutôt que d'aller dans une autre fac qui ne m'aurait pas plu. »
Un choix qu'elle a maintenu malgré des avis contraires. « Mes professeurs, à Clermont, craignaient que je perde mon temps. Je ne regrette pas de ne pas les avoir écoutés. Je ne me voyais pas en fac cette année. » Bérénice, épaulée par sa famille, décide également de changer d'établissement. Elle fait sa rentrée, en septembre, à Sévigné. « J'avais besoin de prendre de l'autonomie, de voir autre chose. J'ai opté pour l'internat, ce qui m'a permis aussi de plus travailler. Je voulais tellement y arriver que j'ai mis toutes les chances de mon côté. »
Et cela a payé puisqu'au bac blanc, elle a eu presque 13,5 de moyenne. Surtout, elle a réussi le concours d'entrée d'une école d'ingénieur en biologie industrielle, à Cergy (95). « Cela me plaît autant que médecine. Je suis ravie. »
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